Messaoud au meeting du FNDD : Le général Aziz ne sera jamais président de la Mauritanie

Publié le par OULD MOUSTAPHA OULD ELY M'BITALEB Mohamed Lemine

 
Le coup d'Etat militaire du 6 août en Mauritanie, ayant renversé le premier président démocratiquement élu du pays, "ne réussira jamais", a lancé jeudi à Nouakchott un des dirigeants du front anti-putsch devant plusieurs milliers de sympathisants.
 
"Le putsch ne réussira jamais, le putsch a été vaincu, les putschistes sont en déroute", a estimé le président de l'Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, devant la foule rassemblée dans le grand stade de la capitale mauritanienne, selon un correspondant de l'AFP.

"Le général (Mohamed Ould Abdel) Aziz ne sera jamais président de la Mauritanie, nous ne le permettrons jamais", a-t-il martelé, en référence aux ambitions prêtées au chef de la junte de se présenter à l'élection présidentielle du 6 juin.

Ce rassemblement était le premier autorisé par les autorités de Nouakchott depuis trois mois. Il intervient la veille d'une réunion à Paris de représentants de l'Union européenne et de l'Union africaine, pour décider d'éventuelles sanctions contre la junte.

"Nous refusons que ces élections aient lieu. Personne n'ira avec lui (le chef de la junte) s'il veut aller dans cette mascarade", a poursuivi le président de l'Assemblée, un des plus virulents adversaires du coup d'Etat et qui a toujours refusé de démissionner de son poste.

Fatimettou Mint Khattry, ministre de la Condition féminine dans le gouvernement du président déchu, a de son côté appelé au dialogue: "nous sommes contre ce que vous avez fait mais pour l'intérêt de la Mauritanie nous lançons un appel pour le dialogue".

"La Mauritanie court des risques très graves. Il faut éviter une catastrophe", a-t-elle averti.

Les anti-putschistes brandissaient des photos du président renversé et scandaient des slogans comme: "le putsch est vaincu", "non au putsch, non aux putschistes, oui à la légalité, oui au président légitime".

Des policiers s'étaient déployés dans le quartier du stade. Aucun incident n'a été signalé.

Le 11 février, la Commission européenne avait salué la décision de l'Union africaine (UA) de prendre des sanctions contre les membres de la junte en Mauritanie et s'était dite "ouverte" à la mise en place de mesures "ciblées" prises par l'Union européenne (UE).

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait évoqué en novembre des "sanctions individuelles" contre les membres de la junte.

C'est ce type de sanctions qu'a mises en place le Conseil de paix et de sécurité de l'UA le 5 février: prohibition des déplacements des membres de la junte, refus systématique des visas et contrôle des comptes bancaires.


© AFP - Février 2009
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فظم
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