Front National pour la Défense de la Démocratie : Flash d'information

Publié le par OULD MOUSTAPHA OULD ELY M'BITALEB Mohamed Lemine

- Le Président de la République Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi refuse le passeport portant la mention ''ancien président''.

Le Président de la République Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a reçu une invitation de la part du président en exercice de l'Union Africaine, le Guide Mouammar Kadafi.

Il est prévu que le Président de la République parte du village de Lemden en cortège présidentiel vendredi prochain dans la matinée à destination de Nouakchott. Il quittera la capitale pour Tripoli accompagné d'une délégation composée de ministres, de conseillers et de collaborateurs.

Les préparatifs de ce voyage se déroulent en concertation entre le Cabinet présidentiel et les frères libyens.



Par ailleurs, le Président de la République a refusé de recevoir un passeport diplomatique portant la mention : ''ancien Président de la République''.

Il est à rappeler que ce voyage s'inscrit dans le cadre de l'initiative libyenne de bons offices lancée suite au communiqué du Groupe de contact international sur la situation en Mauritanie qui a expressément cité la contribution du Président de la République Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi en tant que Président légitime du pays dans la recherche d'une solution négociée.

Il est clair que le refus de la junte militaire de remettre à Monsieur le Président son passeport qui a été confisqué et que sa persistance à mentionner l'expression ''ancien Président de la République'' dans le nouveau passeport est un élément qui montre que la junte militaire fait fi des recommandations de la Communauté internationale avec à sa tête l'Union Africaine et donc à saboter l'initiative libyenne pour trouver une issue à la crise.

- Le Président de la République a reçu une lettre du Commissaire européen

Le Président de la République a reçu une lettre du Commissaire européen Louis Michel au nom du Président Barroso. Le Commissaire s'indigne du traitement qui a été fait au Président de la République le 22 décembre dernier lors de son voyage pour Nouakchott.

Il réitère le refus de l'Union Européenne de l'agenda des putschistes qui prévoit des élections en juin 2009 et note positivement la proposition formulée par le Président de la République dans son discours du 22 décembre 2008 en ces termes : ''Je note dans le discours, votre volonté, « dans le souci de ne pas prolonger la durée de la crise et d'en limiter les conséquences sur [vos] populations » de recherche d'une solution consensuelle, y compris pour la tenue d'élections sur la base d'un certain nombre de conditions.''

Le Commissaire européen conclut qu'en l'absence d'un dialogue entre les différentes parties, la Mauritanie s'expose à de graves sanctions de la part de la communauté internationale.

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