Le Général limogé continue à mépriser les Mauritaniens et les Partenaires de la Mauritanie
Dans une conférence de presse organisée en pleine médiation internationale, sans aucuns égards aux efforts des amis et partenaires de la Mauritanie venus proposer leurs bons offices pour aider les Mauritaniens à éviter le pire, le Général limogé a fait, encore une fois, étalage de son mépris de son entourage, de ses hôtes et de l'ensemble de ses concitoyens. En guise de douloureuse concession, il propose de… retarder le démarrage de sa campagne électorale de 24 heures. La belle affaire!
De leur côté, les négociateurs des Forces Démocratiques, Ahmed Ould Daddah et Abderrahmane Ould Moine, pour le Rassemblement et Mohamed Ould Maouloud et Moussa Fall pour le Front, ont exprimé leur disponibilité à se mettre autour d'une table et à examiner les solutions de sortie de crise qui doivent, nécessairement, inclure un agenda électoral consensuel.
Dans sa conférence de presse, le Général limogé a exprimé un certain agacement à l'évocation du nom du Président du Sénat, Monsieur Ba M'Baré auquel il avait pourtant décidé de faire jouer le rôle de Président par intérim. Que ce dernier soit consulté par les négociateurs ou qu'il songe à pouvoir prendre la moindre décision semble incommoder profondément le Limogé.
Finalement, le Limogé commence à se rend compte de la complexité du montage dans lequel il s'était lancé et qui commence à lui échapper. Prendre le pouvoir par la force des armes, faire semblant de le quitter, continuer à vouloir tromper son monde et en même temps vouloir tout régenter, cela finit par déborder.
Quel mépris pour les pairs du Général limogé! Quel mépris pour les autres candidats! "Partez sans moi, leur dit-il, je vous rattraperai! Je vous donne une longueur d'avance. 24 heures".
Celui qui est censé être un candidat parmi d'autres se comporte en chef de l'Etat, ministre de l'intérieur, ministre de la justice, procureur de la République et président du Conseil Constitutionnel.