Ould Moustapha saleck: le problème de la Mauritanie c'est le Coup d'Etat et non pas une date d'élection.
Pour le Coordinateur Général de For-Mauritania, Monsieur Lemrabott Ould Moustapha Saleck, la solution à la crise mauritanienne ne réside pas dans l'organisation d'élections ni le choix d'une date pour ces dernières. Cette solution devrait viser à trouver le meilleur moyen pour prévenir les coups d'Etat qui sont la cause de l'instabilité actuelle et à venir.
Et le Coordinateur Général de For-Mauritania de préciser, lors d'un débat sur la chaîne arabophone, Al hurra, que les élections que compte organiser le Général limogé ne sont qu'une autre mascarade visant désespérément la légitimation d'un coup d'Etat. Ces élections, affirme Ould Moustapha Saleck, ne diffèrent en rien des fameuses journées de concertations.
Réfutant les allégations du représentant du bataillon parlementaire, Monsieur El houssein Ould Mohamed Elhadi, qui parlait au nom des putschistes, Ould Moustapha Saleck précise que le report des élections n'était revendiqué ni par le Front ni par le Rassemblement. Ces deux institutions considèrent que le véritable problème est celui du Coup d'Etat. L'abandon de l'agenda unilatéral, y compris la date des élections prévue dans cet agenda, aurait constitué une preuve de bonne volonté de la Junte, ni plus ni moins. Cette preuve n'a pas été faite, bien au contraire.
Pendant plus d'une heure, les intervenants ont abordé la médiation sénégalaise puis la nature des candidatures que le Général limogé avait pu suscitées. Ce fut l'occasion pour le Coordinateur Général de For-Mauritania de montrer, avec beaucoup de pédagogie, comment de telles élections étaient faites sur mesure pour le Général limogé et comment leur résultat était connu d'avance. Le Colonel Ould Taya, mentor du Général limogé, n'aurait pu faire mieux dans le genre.
Parmi les invités, il y avait aussi le journaliste à l'hebdomadaire Jeune Afrique, Monsieur Anbdallah Ben Ali qui intervenait depuis Paris. Pour Monsieur Ben Ali, le Général limogé est à l'origine des trois autres candidatures. C'est une médiocre manipulation qui vise à donner un semblant de légitimité à cette mascarade. Les trois candidatures sont d’ailleurs insignifiantes, poursuit Monsieur Ben Ali, sauf, peut être, celle d'Ibrahima Sarr qui avait recueilli 7 % des suffrages aux dernières élections. Mais, précise le journaliste, Monsieur Sarr avait recueilli ce pourcentage en se présentant comme opposant. Maintenant qu'il affiche son soutien au Coup d'Etat et au Général Aziz, il est peu probable que son électorat de la dernière fois se reconnaisse en lui.
mlemine.over-blog.com mettra en ligne, bientôt, l'enregistrement de cette importante émission.